
© Marianne Durand
Pour la dernière formation civique et citoyenne (FCC) de 2025, une dizaine de jeunes se retrouvait à Osny les 11 et 12 décembre autour de Guillaume Lecomte. L’animateur de la Ligue 95 n’a pas son pareil pour dispenser le programme ambitieux autour des valeurs d’engagement et de laïcité, tout en créant une ambiance légère et conviviale.
Dans le cadre de leur service civique, les jeunes volontaires doivent passer trois journées hors les murs, dont deux consacrées à la FCC et une aux premiers secours (PSC1). La Ligue de l’enseignement fait partie des organismes formateurs agréés. Dans le Val-d’Oise, elle organise plusieurs sessions dans l’année.
En ce vendredi matin, Alexia, Parhan, Hatoumata et les autres, chacun à son tour, exposent le projet qu’ils ont imaginé dans le cadre de leur mission, décliné en six activités. Parfois timides, parfois gouailleurs, ils montrent, les uns et les autres, leur sensibilité à la vie en société et leur intérêt à échanger et transmettre.
Au fil de la séance, le formateur commente chaque exposé. Mohamed a imaginé un programme pour faire baisser la violence qu’il constate dans les groupes auprès desquels il œuvre. « La plupart des jeunes qui viennent au centre identifient la violence à des actes physiques seulement. Ils ne voient pas celle qui découle du cyberharcèlement, par exemple. » Guillaume acquiesce et explique aux participants que la méthodologie de projet abordée lors des deux journées « vous servira aussi pour vos futures étapes professionnelles ».
Un rôle passerelle +++
En s’inscrivant à la FCC, qui est obligatoire, Manon avoue qu’elle a été heureusement surprise. « Je m’attendais à du blabla qui m’aurait donné envie de dormir ». Ce qui frappe dans les itinéraires de vie des participants, c’est le rôle de révélateur joué par le service civique. Ainsi de Yanis, en poste dans une maison de quartier d’Éragny. « J’ai fait tout mon parcours dans la vente. J’ai pris cette mission en attendant de pouvoir intégrer une école. Cette pause me fait réfléchir sur mon avenir. Je me suis rendu compte que j’aimais bien m’occuper des enfants », en ajoutant malicieusement « mais pas ceux de ma famille. » Manon, elle, pense rester bénévole aux Restos du cœur, une fois sa mission terminée, tant l’activité de cette association résonne en elle.
La pause est terminée. Guillaume les invite maintenant au voyage avec le jeu de la Nasa, propice à mesurer le pouvoir du collectif. Une valeur emblématique de ce que la Ligue 95 veut transmettre à tous les volontaires qu’elle accueille en formation citoyenne.
Pour s’informer sur les FCC à venir : valerie.gandy@ligue95.com