
© Marianne Durand
Tout en plaisantant avec Georgette ou Najat, Marianne déroule la feuille de route établie pour chaque bénéficiaire, en début de cycle. Enseignante en activités physiques adaptées, la jeune femme est un des piliers de la maison sport santé (MSS) ouverte par Ex-Aequo, avec le soutien de l’Ufolep. Dans cette MSS multisites (huit communes d’implantation), on met en œuvre les objectifs fixés par l’État qui a créé ce dispositif en 2019. Il s’agit de prendre en charge et d’accompagner des publics très éloignés du sport ou atteints d’une pathologie de longue durée.
Lors de cet après-midi de séances individuelles à l’espace socio-sportif d’Osny, on croise Najat, qui souffre de diabète et porte un pacemaker. Elle est inscrite depuis février 2025. Il y a aussi Stéphanie, qui a subi une laparotomie pour un cancer invasif. Bien que pédalant sur un vélo elliptique, elle trouve le souffle de répondre à Nadia : « elle t’a dit quoi la psy ?».
L’atmosphère chaleureuse installée dans la grande salle polyvalente participe de la réussite du programme. Chacune, peut, l’espace d’une heure, laisser au vestiaire ses soucis et souffrances.
Envoyés ici par leur médecin de ville, par l’hôpital ou sur les conseils avisés d’un ami, les participants passent d’abord par un bilan-diagnostic, effectué par un des quatre enseignants en activités physiques adaptées. Une fois les tests de condition physique réalisés, le programme peut démarrer pour 3, 6 ou 12 mois.
Une transition vitale
Le financement de l’État permet de proposer un tarif quasi symbolique rapporté au niveau de prestations offert : de 70 à 130 € par an. On compte six maisons sports-santé dans le Val-d’Oise. La spécificité de celle d’Ex-Aequo est qu’elle est associative, affiliée à l’Ufolep qui ajoute un 3e S au sigle, pour société, et labellise ainsi, sur tout le territoire national, 55 Ufo3S.
Dans la bonne humeur, quelque 300 malades, personnes âgées, et/ou sédentaires se remettent en selle et donnent eux-mêmes une belle leçon de vie comme Nadia qui fréquente la salle depuis trois ans. Il faut dire qu’elle s’est fixé un ambitieux objectif de minceur, elle qui pesait 115 kg et ne dépasse plus guère maintenant que 70 kg.
Chut… Laissons-là, avec son visage souriant encadré de boucles brunes à peine mouillées par la transpiration, soulever 22 kg depuis son banc de musculation, sous la surveillance de Marianne qui veille à l’horizontalité de la barre. L’encadrante accueillera dans un instant une nouvelle équipe, les séances individuelles s’étalant de 14h à 19h.
Autant d’entraînements qui assurent une transition de la sédentarité à l’activité physique, vitale quel que soit son âge.