Editorial

L’engagement des jeunes que souhaite favoriser le Gouvernement à travers le SNU, entré maintenant dans la phase 2 de sa préfiguration, interpelle l’ensemble du monde associatif. Une fois encore, les associations sont convoquées sur la scène. Et une fois encore, se pose la question des moyens financiers. N’en déplaise à l’État, l’encadrement de ces jeunes de 15-16 ans ne peut être correctement assuré par la seule mobilisation de bénévoles… Pourtant, tout en pointant l’insuffisance du budget afférent, la Ligue 95 a bien voulu participer à l’expérimentation de l’accueil et de la formation des 120 jeunes volontaires du SNU en juin dernier.

Il y a un an, le secrétaire d’État Gabriel Attal souhaitait « que tous les freins à l’engagement soient levés d’ici la fin du quinquennat ». Il faisait écho au rapport remis au Gouvernement par le Mouvement associatif en juin 2018 : Pour une politique de vie associative ambitieuse et le développement d’une société de l’engagement. Certes, mais quid de l’enveloppe dévolue au Fonds de développement de la vie associative ? Quid de la montée en charge du service civique, quand ce programme, autrement plus approfondi que le SNU, se voit aujourd’hui contraint budgétairement ? Quid de mesures compensatrices pour la disparition des emplois aidés ?

Envers et contre tout, l’engagement reste dans l’ADN de notre mouvement d’éducation populaire. C’est pourquoi, à quelques mois des Municipales, nous vous appelons à contribuer à la rédaction d’un plaidoyer pour sensibiliser nos futurs élus au soutien aux associations de leur commune. La vitalité démocratique rime toujours avec celle de la vie associative.

Éric Forti, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement du Val-d’Oise

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