EDITO

Notre société contemporaine repose sur trois piliers :

1) la société civile organisée et les associations,

2) l’État et les services publics,

3) les acteurs économiques et les partenaires sociaux.

Les deux premiers sont aujourd’hui ébranlés. Dans un ouvrage collectif * de 2021, on pouvait lire : « les services publics sont l’air que l’on respire, ils sont partout présents sans que l’on s’en rende compte jusqu’à ce qu’ils manquent ». L’observation pourrait s’appliquer aux associations. Que serait notre vie quotidienne sans elles ?

Dans la période électorale qui s’est ouverte, nous devons rappeler aux candidats l’importance du pilier société civile organisée, moteur de la démocratie et de la cohésion sociale. Ils doivent s’engager à garantir le rôle et les libertés des associations. Partenaires des pouvoirs publics dans la mise en œuvre de nombreux programmes d’intérêt général, elles doivent échapper à l’instrumentalisation. Leur capacité d’analyse critique et constructive doit être respectée, au bénéfice de toutes et tous les citoyennes et citoyens.

Éric Forti

Secrétaire général de la Ligue de l’enseignement du Val-d’Oise

 

* Julie Gervais, Claire Lemercier et Willy Pelletier

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