Distantes et apprenantes

Derrière la grande ambition des vacances apprenantes, lancées par Jean-Michel Blanquer en juin, destinées d’abord aux jeunes des quartiers populaires, se cache une foule de casse-têtes pour les communes et les associations. Comment organiser des courts séjours à la fois attrayants, apprenants et qui respectent des protocoles sanitaires, multiples et mouvants ?
La Ligue de l’enseignement, avec sa marque Vacances pour tous, propose des centaines d’offres sur l’ensemble du territoire. Mais les producteurs n’ont pas fini de s’arracher les cheveux : lits superposés interdits, puis autorisés, places en quinconce ou non dans les réfectoires. Les contraintes sont telles qu’elles menacent le modèle économique des colonies de vacances. Certains gestionnaires de centre jettent l’éponge au dernier moment.
En tant que diffuseur, la Ligue 95 doit jongler avec ces données instables jusqu’au dernier moment. Contraintes de faire du sur-mesure, ses équipes se démènent et fournissent un travail de dentelle, quand, habituellement, tous les séjours sont répertoriés sur une base informatique, longtemps à l’avance. Voir le catalogue ici. D’ores et déjà, trois communes s’engagent dans ce dispositif – Deuil-la-Barre, Persan et Villiers-le-Bel – avec la Ligue 95.
L’État, lui, labellise les milliers d’offres qui arrivent en continu dans ses services départementaux Éducation nationale et Jeunesse et sports. Les fonctionnaires ont-ils les moyens d’instruire complètement tous les dossiers ? À l’heure où nous mettons sous presse, plus de 4 500 offres sont recensées sur la plateforme nationale. Le financement de l’État va jusqu’à 400 € (ou 500 € si l’organisateur est une association) la semaine, à concurrence de 80% du prix.
https://www.education.gouv.fr/les-colos-apprenantes-304050

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